Le mot de notre curé en cette période particulièrement difficile.

Bruno Mary
Confinés !

La situation de confinement que nous sommes obligés de vivre pour lutter ensemble contre le virus,
modifie nos habitudes, notre manière de vivre. Ce confinement est une sorte de jeûne puisqu’il éprouve notre vie relationnelle.
Il n’est pas facile de partager le même logement à longueur de journée alors qu’habituellement,
nous passions une bonne partie de la journée dehors.
Pour d’autres, Il n’est pas facile d’assumer la solitude. Difficile de ne plus rencontrer physiquement des proches, des amis, des voisins,…
Si nous sommes pratiquants, nous sommes privés d’eucharistie depuis dimanche dernier.
De plus, ce jeûne nous ne l’avons pas choisi et nous en ignorons la durée.

Il me vient l’histoire du Bienheureux Charles de Foucauld. Il désirait être le plus pauvre possible à la suite du Christ qui est le premier des pauvres.
Charles n’était… Lire plus
Confinés !

La situation de confinement que nous sommes obligés de vivre pour lutter ensemble contre le virus,
modifie nos habitudes, notre manière de vivre. Ce confinement est une sorte de jeûne puisqu’il éprouve notre vie relationnelle.
Il n’est pas facile de partager le même logement à longueur de journée alors qu’habituellement,
nous passions une bonne partie de la journée dehors.
Pour d’autres, Il n’est pas facile d’assumer la solitude. Difficile de ne plus rencontrer physiquement des proches, des amis, des voisins,…
Si nous sommes pratiquants, nous sommes privés d’eucharistie depuis dimanche dernier.
De plus, ce jeûne nous ne l’avons pas choisi et nous en ignorons la durée.

Il me vient l’histoire du Bienheureux Charles de Foucauld. Il désirait être le plus pauvre possible à la suite du Christ qui est le premier des pauvres.
Charles n’était jamais satisfait. Un jour, il tomba malade. Il fut alors soigné par ses hôtes, des Touaregs.
Il découvrit alors la vraie pauvreté : malade il dépendait des autres.
La vraie pauvreté est celle que l’on ne choisit pas. Les pauvres ne choisissent pas d’être pauvres.
Je crois qu’il en va de même avec le jeûne : le vrai jeûne est celui que nous ne choisissons pas.

Ce temps de confinement qui bouleverse nos habitudes et nos relations peut être l’occasion de revenir à l’essentiel.
Nous avons peut-être plus de temps pour prier, méditer, lire l’Ecriture, écouter les uns et les autres.
L’essentiel me semble-t-il est de ne pas nous renfermer sur nous-mêmes mais de garder les yeux ouverts,
via notamment les médias et les réseaux sociaux, sur ce qui se passe autour de nous.

L’initiative de remercier et d’encourager les personnels de santé tous les jours à 20h est très belle.
Nous sommes peut-être témoins et acteurs de gestes de solidarité qui ne vont pas de soi en ces jours :
prendre des nouvelles ; faire des courses ;…
Ils peuvent nourrir notre action de grâce. On ne peut séparer le jeûne de la prière et du partage.

Ce temps de confinement où nous expérimentons d’une autre manière nos fragilités peut raviver notre désir d’être sauvés
et peut dynamiser notre marche vers Pâques.
Regardons et prions St Joseph qui sans tout comprendre a fait confiance à la Parole du Seigneur.
Avec lui, croyons à la fidélité de Dieu à sa promesse, à sa parole : nous ne serons pas déçus.

Nous sommes unis par la prière et le souci de la mission.


P. Bruno Mary, curé de la paroisse St Eubert