De Pâques à Pentecôte

 

 

Pour accompagner notre lecture : Criez de joie, Christ est ressuscité.

 

 

 

 

Pâques 

 

La fête de Pâques est la plus importante pour les chrétiens. Elle célèbre la Résurrectiondu Christ, sa victoire sur la mort qui est l’élément central de la foi chrétienne. Elle est la fête chrétienne la plus ancienne et la fête centrale de l’année liturgique.

La célébration de la fête de Pâques est l’occasion pour les chrétiens de renouveler leur profession de foi baptismale. C’est la raison pour laquelle les adultes demandant le baptême(les catéchumènes) sont baptisés dans leurs paroisses pendant la Vigile pascale. Le cierge pascal, symbole de la présence du Christ, est alors allumé et brillera du dimanche de Pâques à celui de la Pentecôte.

La Résurrection du Christ est l’accomplissement des promesses faites par Dieu à son peuple. C’est pourquoi la fête de Pâques, célébrée par une messe solennelle, est le sommet du calendrier liturgique chrétien. Ce jour d’allégresse est marqué dans les églises par la couleur blanche ou dorée, symbole de joie et de lumière.

« Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité. » (Luc 24)

Les évangiles font le récit des événements du dimanche matin qui a suivi la mort de Jésus, lorsque les disciples de Jésus (les apôtres et les saintes femmes) ont trouvé son tombeau vide. Ils racontent aussi que Jésus leur est apparu à de nombreuses reprises dans des circonstances diverses pendant 40 jours jusqu’à une dernière apparition, lorsqu’ils l’ont vu monter au Ciel.

 

Les origines de Pâques

Étymologiquement, Pâques signifie « passage ». La fête chrétienne de Pâques trouve ses racines dans la fête juive de la Pâque, qui célèbre le passage de la mer rouge par les Hébreux lors de la libération d’Égypte.

Depuis la Résurrection du Christ, c’est la célébration du passage avec lui de la mort à la vie que les chrétiens célèbrent. Par sa Résurrection, le Christ sauve l’Homme du péché et l’appelle à la vie éternelle.

 

 

 

 

L’octave de Pâques

Cette semaine est comme un long dimanche se prolongeant sur huit jours, où chaque jour est Jour de Pâques. Ainsi du dimanche de Pâques au dimanche de la Miséricorde (ainsi nommé par Jean-Paul II) – traditionnellement, Dimanche in albis – c’est l’Octave de Pâques pendant laquelle les nouveaux baptisés de la nuit pascale portent leur vêtement blanc.

L´Octave de Pâques est constitué par les huit jours qui suivent le dimanche de Pâques. La pratique de l´Octave religieuse se retrouve déjà dans l´Ancien Testament avec la fête des Tabernacles (Lv 23-26). C´est Constantin qui l’a introduit dans la liturgiecatholique.

Durant l´Octave, on célèbre tous les jours la messe, avec les prières du jour de Pâques ; la Préface, notamment, et des passages de la Prière eucharistique. Une semaine où reviennent les mêmes prières, les mêmes chants. Un temps pour échapper à la roue affolée des heures qui nous asservit tous. Redire et acclamer, encore et encore, pour raviver l´événement du dimanche de Pâques. Rappeler que la Résurrection se prolonge par-delà la fête pascale.

Ainsi peut-on lire avec quelle vigueur et quel faste on vivait ce temps au IVe siècle à Jérusalem : ” (…) pendant l´Octave, toute cette pompe et cette décoration se déploient dans tous les lieux saints. (…) Pendant toute cette Octave, tous les jours, c´est la même décoration et la même pompe (…) Les moines de l´endroit, au complet, continuent à veiller jusqu´au jour en disant des hymnes et des antiennes. (…) A cause de la solennité et de la pompe de ces jours, des foules innombrables se rassemblent de partout, non seulement des moines, mais aussi des laïques, hommes et femmes.” (Extrait du journal d’Egérie).

Prendre du temps pour puiser à l´Essentiel d´un quotidien qui se répète. Huit jours durant. Nourriture intérieure, forces pour demain. Échapper à l´atrophie du stress, de l´inédit et du sensationnel. Sacré défi – défi sacré – que ce temps de l´Octave de Pâques

 

 

 

 

Qui sont les catéchumènes ?

 

Baptisés dans la nuit de Pâques, ces jeunes et ces adultes proviennent des quatre coins de la France et sont d’origines diverses. Tous se sont mis en chemin pour découvrir la foi chrétienne.

Une mise en chemin

Au point de départ, il y a une initiative gratuite de Dieu. C’est Dieu qui pousse à se mettre en chemin. Un appel est entendu de manière ténue ou plus explicite, soudaine ou au contraire plus soutenue dans le temps. La rencontre avec Jésus passe le plus souvent par une rencontre personnelle de chrétiens. Nul besoin d’aller chercher très loin : il s’agit, dans nombre de cas, de membres de la famille : un conjoint, des grands-parents, une belle-sœur, qui témoignent de leur foi au Christ. L’amour, l’attention à l’autre, la joie font signe. L’église est également pour certains un lieu familier où l’on peut s’asseoir pour reprendre souffle, confier ses difficultés, faire brûler un cierge.

Frapper la porte du presbytère ou se présenter à l’accueil de la paroisse représente une nouvelle étape qui nécessite courage. Cette démarche marque une première décision, celle d’entrer dans un parcours de préparation aux sacrements.

 Le chemin du catéchuménat

Le chemin du catéchuménat est balisé par des étapes, marquées par des rites spécifiques qui introduisent progressivement à l’apprentissage de la vie chrétienne.

Le chemin ne se fait pas seul, mais avec d’autres personnes qui découvrent elles aussi la foi chrétienne. Des membres de la communauté chrétienne les accompagnent sur ce chemin, de manière diverse : par la prière, en disant « bonjour » à la sortie de la messe, en témoignant de sa foi… Baptisés ou futurs baptisés, tous sont en chemin à la rencontre de Jésus. Ce chemin est communautaire. Le Pape François parle d’un « cheminement communautaire d’écoute et de réponse » à l’appel reçu de Dieu (La Joie de l’Evangile n. 166).

Ce chemin intègre également « toutes les dimensions de la personne », dit encore le Pape François (ibid.). Il ne s’agit pas seulement d’acquérir des connaissances sur la foi chrétienne, mais de faire de toute sa vie une vie habitée par la rencontre avec le Christ. L’on parle de « conversion ». Il s’agit de se tourner vers le Christ et d’examiner sa vie sous son regard : comment la rendre plus conforme à ses enseignements, à la vie qu’il a lui-même vécue ? Ce changement, dont témoignent souvent les nouveaux baptisés, se réalise progressivement et dans la liberté. Chacun a une vocation propre.

Le baptême dans la nuit de Pâques

La nuit pascale constitue le sommet pour l’initiation chrétienne des catéchumènes. La célébration de la nuit du samedi saint au dimanche de Pâques est « une veille en l’honneur du Seigneur » durant laquelle les catholiques célèbrent Pâques, passage des ténèbres à la lumière, victoire du Christ sur la mort.

Au cœur de la vigile, les baptêmes des jeunes et des adultes sont célébrés. Les catéchumènes sont plongés dans l’eau, signe du passage de la mort à la vie, du péché à la vie nouvelle en Christ. Ils sont baptisés au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Au sortir de l’eau, les nouveaux baptisés seront revêtus du vêtement blanc et reçoivent un cierge allumé, symbole du Christ qui est lumière.

La joie de Pâques, c’est la joie de la Résurrection de Jésus, qui est célébrée dans cette fête. C’est aussi la joie d’accueillir de nouveaux chrétiens. Baptisés, ils sont ressuscités à la vie éternelle. Cette joie est communicative. Elle est celle des nouveaux baptisés, celle de leur famille et de ceux qui les entourent, celle de l’ensemble de la communauté chrétienne réunie pour la vigile pascale. La célébration de baptêmes de jeunes et d’adultes à Pâques est une invitation à l’espérance.

Un chemin qui dure toute une vie

Après Pâques, le chemin se poursuit. L’on parle communément de l’ « après-baptême ». La route prend de nouvelles couleurs, dévoile de nouveaux paysages. De nouveaux compagnons de route apparaissent. Il s’agit de vivre au quotidien cette nouvelle existence de baptisé, de redonner ce que l’on a reçu. En particulier, les nouveaux baptisés sont heureux de témoigner de leur parcours avec le Christ, d’accompagner à leur tour, en jeunes aînés, ceux qui viennent de se mettre en route sur le chemin.

 

 

L’Ascension du Christ

 

La fête de l’Ascension célèbre la montée de Jésus vers Dieu son Père. Elle est fêtée en France le jeudi de l’Ascension, quarante jours après Pâques. Mort et ressuscité, il quitte ses disciples tout en continuant d’être présent auprès d’eux, mais différemment. Il promet de leur envoyer une force, celle de l’Esprit-Saint.

La fête de l’Ascension, célébrant l’entrée du Christ dans la gloire de Dieu, est une des principales fêtes chrétiennes, qui s’inscrit dans le prolongement de Pâques et annonce la Pentecôte, dix jours plus tard.

 

 

La Pentecôte

 

La fête de la Pentecôte célèbre la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres le cinquantième jour après Pâques (en grec, pentêkostê signifie « cinquantième »). Avant de monter au Ciel (à l’Ascension), le Christ avait annoncé aux apôtres : « Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8).

Le vent et le feu

Le 50ème jour après Pâques, alors qu’une foule s’est rassemblée pour Chavouot (fête juive commémorant le don de la Loi à Moïse), les Apôtres, Marie et quelques proches entendent un bruit « pareil à celui d’un violent coup de vent » qui remplit la maison ; c’est un premier signe. Le deuxième signe ne se fait pas attendre : « une sorte de feu qui se partageait en langues et se posa sur chacun d’entre eux ». Et voici le troisième prodige : remplis de l’Esprit Saint, signifié par le vent et le feu, « ils se mirent à parler en d’autres langues ». La foule qui festoie est stupéfaite « parce que chacun d’eux les entendait parler sa propre langue ». À tel point que certains les croient « pleins de vin doux » (Ac 2, 1-14) !

Ainsi se réalise la promesse faite par le Christ aux apôtres au moment de son Ascension, une dizaine de jours plus tôt : « vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8).

En effet, les apôtres, ayant reçu la force de l’Esprit, ont alors le courage de sortir de la salle du Cénacle où ils étaient craintivement enfermés. Ils commencent aussitôt à témoigner de la résurrection du Christ, à faire connaître son enseignement et à baptiser. Lors de la Pentecôte, l’Eglise est constituée non par une volonté humaine, mais par la force de l’Esprit de Dieu. À la suite de cet événement, naissent les premières communautés chrétiennes qui se sont ensuite organisées, développées et propagées.

Don pour tous les hommes

Ce récit des Actes des Apôtres est très significatif : le vent et le feu manifestent – comme dans bien d’autres récits de la Bible – la présence de Dieu. Les langues de feu témoignent de la venue de l’Esprit Saint sur ceux qui étaient présents.

La Bonne Nouvelle ayant vocation à rejoindre tous les hommes, le don de l’Esprit permet aux apôtres de répondre à l’appel du Christ : être ses témoins « jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8). Comme les apôtres, les chrétiens sont appelés à ne pas rester seulement entre eux, hors de la vie et du monde, mais, au contraire, à proclamer clairement et librement la Bonne Nouvelle du salut.

Parce qu’il trouve sa source dans l’événement de la Pentecôte, le sacrement de la confirmation est souvent célébré le jour de cette fête. Au cours de la célébration, l’évêque impose les mains sur chacun des confirmands, manifestant par ce geste le don de l’Esprit.

 

source : portail de l’église Catholique en France

 

 

 

Album photo de la Semaine Sainte à St Eubert

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